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Armistice du 11 novembre 1918

 

Madame Ségolène NEUVILLE  Conseillère départementale, ancienne Ministre.

Mesdames et Messieurs les Maires et les élus du Canton et de la Communauté. 

Messieurs les Présidents d'Associations d'Anciens Combattants et du Souvenir Français.

Messieurs les porte-drapeaux.

Messieurs les Représentants de la Gendarmerie Nationale.

Mesdames et Messieurs les Représentants des Pompiers.

Mesdames et Messieurs les Représentants des Administrations

Mesdames et Messieurs les enseignants et leurs élèves.

Mesdames et Messieurs les Présidents d'Associations Vinçanaises.

Mesdames, Messieurs les membres du conseil municipal.


Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers amis.

 

Un coup de feu, un seul coup de feu tiré à Sarajevo le 28 juin 1914, et l’archiduc François Ferdinand s’écroule. Tout s’enclenche alors, tout s’enchaîne dans un bruit assourdissant de mécanique bien huilée, d’alliances en alliances, de mobilisations générales en mobilisations générales, d’ultimatums en ultimatums, l’Europe s’enflamme sous le lourd soleil des moissons, dans un même élan.

Commence alors le temps où les fleuves paisibles, la Marne, la Somme, l’Aisne, deviennent des noms de batailles terribles, le sol de nos campagnes est saoulé de sang.

 

"Les arbres revêtent la morne parure de la guerre".

 

Ce que le Poilu a vécu est indicible, dans les tranchées c’est la boue, sur ses pieds la boue, sur ses vêtements la boue, sur ses lèvres, sous ses dents c’est la boue.

Les obus, les mitrailleuses, les gaz l’ont fauché dans sa jeunesse mais il a tenu jusqu’à la victoire. Voilà pourquoi Poilu, nous sommes ici en ce jour d’armistice, rappelant la mémoire vivante de tes combats, de tes souffrances, de tes sacrifices.

Plus d’un siècle, quatre générations d’hommes nous séparent de ces événements tragiques et glorieux à la fois.

Aujourd’hui l’Europe s’est heureusement réconciliée avec elle-même, les ennemis d’hier sont devenus des alliés fidèles et de solides partenaires.

Le onzième jour du onzième mois à la onzième heure les armes se taisaient enfin.

C’était le 11 novembre 1918, voilà aujourd’hui 100 ans.

A vous tous, réunis ce matin, je souhaite exprimer combien votre présence atteste une nouvelle fois, du très haut intérêt que nous portons à cette cérémonie du souvenir. Votre attachement patriotique nous encourage à faire vivre la mémoire collective, lui donner un sens fort dans notre société soumise au doute ! Non, nous n’oublions pas ! Si le souvenir de la Première  guerre mondiale continue à rassembler un grand nombre de citoyennes et de citoyens, en dépit de la disparition des témoins et acteurs de cette guerre, cela prouve combien nous sommes marqués collectivement par cette terrible épreuve subie par notre pays, ainsi que par tous les peuples d’Europe.

Le 11 novembre occupe une place à part dans le cœur des Françaises et des Français. Ce conflit a constitué l’un des terreaux puissants qui fondent une nation dans la profondeur de la douleur puis dans la gloire de la victoire.

Cette guerre fut atroce et ses conséquences meurtrières. Les soldats partaient alors "la fleur au fusil" dans l’enthousiasme, les allemands se voyaient à Paris. Les français croyaient prendre Berlin, avec l’idée qu’ils rentreraient chez eux avant les vendanges de 1914.

La réalité fut terrible. Elle a sacrifié une génération, 2000 morts par jour, 5,5 millions de victimes côté français dont 1,4 millions de morts et de disparus, et 4,1 millions de blessés.

- 10% de la population active masculine est détruite. Cette saignée s’accompagne également d’un grave déficit de naissances.

- Presque toutes les familles sont touchées, laissant, là un parent, là un ami, un fils, une fille, un père, disparus à jamais.

Du courage, il en fallait pour vivre dans l’enfer des tranchées, dans la boue, sous les bombes, la mitraille ennemie.

De la bravoure, les Poilus n’en manquaient pas. Elle culmina à Verdun, terrible souvenir, des pires horreurs de la guerre. Il y a 102 ans, le 21 février 1916 commençait la bataille de Verdun. Elle prendra fin le 19 décembre de la même année, par une victoire française, chacun le sait.

Une victoire oui, mais à quel prix : 163.000 soldats y laisseront la vie et 260.000 seront blessés.

Si cette guerre a participé à la fondation du sentiment national, n’oublions pas qu’elle a aussi contribué à une multitude de souffrances individuelles. Rappelons le souvenir de ces hommes qui participèrent à ce terrible conflit mondial, mais n’oublions surtout pas les femmes. Près de la ligne de front, elles soignaient les blessés, les mutilés, les réconfortaient dans des hôpitaux de fortune et dans quelles conditions ! La chirurgie de l’époque n’était pas celle d’aujourd’hui.

Ce sont les femmes qui se sont emparées des usines, quittant les champs ou les cultivant à la place des hommes. Leur héroïsme, trop longtemps ignoré, doit être célébré.

Célébré, comme le souvenir des forces d’Outre-mer, dans ce que l’on appelait, à l’époque, l’empire français. N’oublions pas ces hommes d’Outre-mer qui participèrent eux aussi à la guerre de 1914-1918. Ils ont été héroïques pour notre pays, les tirailleurs sénégalais, les spahis et les tabors des livres d’histoire de notre jeunesse.

L’on n’en finirait pas de recenser tous les malheurs causés par cette effroyable guerre qui saigna toute l’Europe.

Face "Aux Morts" pour la France de toutes les guerres, inclinons nous avec émotion devant ceux qui ont donné leur vie pour un monde meilleur, pour lutter contre l’ennemi, pour la liberté.

La Nation ne les oublie pas et ne doit pas oublier leurs sacrifices.

Comme nous le savons tous, la "Der des Der" a été suivie de la Seconde guerre mondiale, puis par de multiples conflits dont la liste serait trop longue à énumérer ici.

Désormais, la guerre a changé de forme. Les Etats doivent lutter contre un ennemi invisible, le terrorisme.

L’équilibre de la terreur a fait place, après la chute du mur de Berlin, à un monde éclaté, sans gouvernance réelle et sans régulation mondiale, un monde multipolaire dont l’instabilité est largement fondée à ouvrir d’autres conflits. Alors, prenons garde, car s’il est bien une leçon que nous devons retenir du 11 novembre, c’est bien celle de la paix et de la fraternité.

Je souhaiterais que l’enthousiasme initial des Poilus soit un exemple pour les hommes de 2018 afin de créer une société plus juste, plus solidaire, qui éradiquera la pauvreté et le chômage afin de redonner la dignité aux femmes et aux hommes du monde entier.

Il y a plus de grandeur à nourrir, élever, éduquer, soigner les hommes, qu’à faire la guerre.

Nous célébrons aujourd’hui le 11 novembre 1918, voilà 100 ans. C’est pour cela que nous voulons donner un éclat particulier à cette cérémonie.

Ce matin nous avons pu assister à la projection du film :

 

"Ils avaient 20 ans il y a100 ansʺ

 

Une exposition de dessein d’élèves du CM classe de Monsieur Abdelkader BELGHERBI à lieu aussi à la salle GIPULO. Elle a été préparée par le Photo Flash et le personnel de la mairie. Vous constaterez que les enfants ont fait un travail remarquable et je les remercie ainsi que leur professeur Kader.

Les élèves de la classe du CM2 année 2012/2013 ont réalisé le carnet d’Antoine TAURINYA, père d’Alain TAURINYA, poète qui a été instituteur et grand-père de Jordi et Jacques TAURINYA.

Les élèves de la classe du CM2 2014/2015 eux ont réalisé un diaporama sur Hyacinthe CAMPAGNAC qui habitait au hameau de Sahorle.

Ce diaporama sera distribué à tous les participants à la cérémonie.

Le carnet sera donné aux élèves des deux classes et à leurs enseignants.

Je tiens à remercier publiquement le Conseil Départemental pour l’aide financière qu’il m’a accordée pour ces réalisations.

 

Merci Ségolène

 

Vive les Alliés, Vive la République, Vive la France,

Vive  l’Europe, vive la Catalogne,

Visque Vinca are y sempre, per molts anys  !

René DRAGUÉ.


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