Festival de musique de Vinça 2011

Quatuor de cors David Guerrier

Festival de musique de Vinça
Église Saint-Julien et Sainte-Baselisse
du 8 Juillet au 20 août 2011


Cette année, le baroque est toujours à l'honneur,
avec d'abord le Cor del Palau de la Mùsica avec piano, l'ensemble vocal de Barcelone le plus côté actuellement.

Nous présentons deux ensembles à cordes de la ville rose,

tous les deux réputés et uniques, l'Ensemble baroque de Toulouse avec deux cantatrices, 

et l'Orchestre de chambre de Toulouse; 

aussi le rarissime et très beau Quatuor de cors David Guerrier
sans oublier l'orgue avec les fameuses Variations Goldberg 
par Bernard Bailbé à l'orgue.

Un accueil chaleureux et convivial vous sera réservé 
lors de cet événement unique de la ville de Vinça

Site du Festival de musique de Vinça

Ensemble Baroque de Toulouse

Ensemble Baroque de Toulouse
Direction Musicale Michel BRUN


Toulouse, oh Toulouse !



Sachez donc d’abord que ce que certains appellent le « Bel Canto » que j’assimile à opéra(s) et tutti quanti du même style, ce n’est pas du tout ma tasse de thé comme le dit si bien mon épouse. Mais plus prosaïquement, harassé par 5 heures de route, j’ai failli oublier le concert de ce soir. Heureusement, vers 20h50, j’ai entendu la voix de Mr le Maire qui empruntait notre pauvre et misérable rue (de l’Ail) “il faut voir son état” et se rendait au concert.
Je suis donc arrivé…presque en retard ou presque à l’heure, c’est comme on veut !
Saint Julien et Sainte Baselisse avaient la tête des mauvais jours : trop peu de monde pour un concert de cette qualité!
Mais non, René, tu ne démissionneras pas encore pour cela !
Les gens n’y connaissent pas grand-chose qui n’étaient pas présents ce soir !
Le concert de ce soir, je dois le reconnaître, était plutôt réservé à un public que je qualifierais d’ « averti ». Imaginez ! Moi, j’ai une passion dévorante pour Rachmaninov et Mozart, Liszt et Chopin me plongent dans un état second mais alors Bach (dont c’est le tricentenaire), Haendel, Vivaldi (celui-là, j’apprécie) et Purcell… : Il faut pouvoir apprécier.
Je n’aime pas beaucoup le genre mais cette première « pièce » à deux voix m’a transporté…
Si le paradis existe et qu’il est peuplé de telles voix, alors je ne peux qu’espérer qu’on intervienne pour m’y faire une place, à moi l’hérétique ! Comment exprimer qu’on se sente transpercé, transporté par ces deux voix ?
Ensuite de J S Bach, ce concert qui n’existe pas ! (C’était le jour, vous verrez !). J’ai fermé les yeux et croyez-le ou non, je me suis retrouvé sur la route de Baillestavy, assis sur le rebord du canal major qui descend vers Joch, cette eau qui coule, chante, saute et tressaute, cogne, rebondit, rafraîchit le corps et l’esprit…, elle était là. Une flûte et un clavecin, deux violons, un alto, une contrebasse si guillerets, un violoncelle si précis et si fin, si doux que j’entendais cette eau rire, en butant contre les cailloux.
Enfin un troisième mouvement ! Pour ceux qui connaissent…la Lentilla ! eau légère, allègre, chute cascade…
Vivaldi, qui ne connaît pas les Quatre Saisons ? Mais cette cantate à une voix (pas deux, non !)Pour un jeune homme ! Un castra ! Tiens, nous c’était une dame et quelle voix ! Mr Brun nous a expliqué qu’il s’agissait d’une histoire de vengeance. Je dois vous dire que j’ai senti dans cette voix le souffle de l’enfer invoqué, se presser des hordes de démons autour de l’amant délaissé mais quelle voix !
Bref un Vivaldi totalement différent de celui que je connaissais.
Ensuite une autre pièce mais le même motif. Vengeance !de nouveau mais une fois encore, quelle voix ! Quelle force, quelle véhémence même, coffre et pincement de cœur !
En finale Henry Purcell. Encore une pièce qui n’existe pas (sic) mais plutôt un melting pot (cela vaut quand même mieux que de dire « pot pourri » !), mais là, je m’y retrouve mieux : vie, rythme, joie, voix claires qui me font frissonner quelques fois, des voix si haut perchées qu’elles en décrocheraient les étoiles au firmament mais aussi des pièces plus enlevées, aux accents résolument …modernes.
Ma plus grande joie aura certainement été de voir se produire des artistes qui jouent aussi pour se faire plaisir et cela se voyait.
Un tonnerre d’applaudissements mérités, un bis à se pâmer d’aise…
Vous n’étiez pas là ?


Jean-Marie Mathijs
Belge de Vinça


Camerata de France Direction Daniel TOSI


Camerata de France Direction Daniel TOSI



Bernard SOUSTROT Trompette
Diego TOSI Violon Invité

Danse rituelle du Feu de Manuel de Falla,
Concerto en Fa Mineur de Téléman – Soliste Bernard SOUSTROT
Pavane pour une infante défunte de Ravel – Soliste Timothé TOSI
Variation rococo de Tchaïkovski pour violoncelle et orchestre– Soliste T. TOSI
Intermezzo selon la Traviata de Verdi
Concerto en La Mineur de Bach / Vivaldi – Soliste Bernard SOUSTROT
Tsigane de Ravel - Soliste Diego TOSI Violon.


La Camerata de France ou 140 minutes de Bonheur.

C’est dans une église presque comble que s’est ouvert hier soir (20/7/2007) le 32ème Festival de Musique de Vinça.
Dirigée avec brio par Daniel TOSI, la Camerata de France a plongé des l’entrée l’assemblée dans les délices envoûtants d’une Danse du Feu (Manuel de Falla) que certains puristes, dont je ne suis pas, auraient pu préférer plus “enlevée”.
Qu’importe, le bonheur s’installait, plongeant ensuite le public dans une extase musicale. Un Bernard SOUSTROT majestueux dans un concerto de Vivaldi, royal dans la Suite en Ré de Telemann en 2ème partie donnait d’emblée le ton de la soirée. Vint ensuite  le jeune Timothée TOSI romantique, passionné, sentimental et émouvant dans trois mouvements du Concerto pour violoncelle de Lalo, taillé sur mesure pour lui. Ce n’est pas témérité que de prédire un grand avenir à ce jeune talent !
Quel bonheur de terminer cette soirée avec Diego TOSI, violoniste renommé déjà malgré son jeune age. Finesse, fougue, pétri de sensibilité, manifestement très à l’aise dans Ravel Diego nous a entraîné dans les échos de ses notes aériennes.
Que dire encore ?
Que rarement j’ai vu un trompettiste empli à ce point de la joie de jouer, se dandinant, quasiment sautillant sur place par moment, pétillant de malice et remplissant ces vieux murs de sonorités tellement claires et légères que l’Ange de la Chaire de Vérité est resté muet devant tant de beauté.
Deux rappels et une “standing ovation” méritées ponctuèrent cette très belle soirée.
Auriez – vous raté ce “Concert” ?


Jean Marie MATHIIJS
Belge de Vinça





Extraits videos de
"Variation rococo de Tchaïkovski pour violoncelle et orchestre"